La population laborieuse en paie le prix fort.
Pour la grande majorité de la population active, la règle est le chômage et la précarité : temps partiels imposés, petits boulots saisonniers, avec au bout d'une vie de travail, une retraite misérable.
Certains vous diront, c'est la crise ! Comment faire autrement ? Ils s'expriment, comme si la désindustrialisation de notre pays, de notre région, de notre ville, n'obéissait pas à la logique libérale de gestion de l'économie. Comme si cela avait un caractère inéluctable, au même titre que les catastrophes naturelles.
Ce sont les mêmes qui, dirigeants de notre pays depuis des décennies appliquent consciencieusement la politique de sabordage de tout ce qu'ils considèrent comme non rentable, ou qui ne maintient pas le taux de profit de leurs actionnaires.
Les mêmes qui ont imposé, dès 1964, à notre région, le tout tourisme ! Aujourd'hui nous sommes victimes de leurs intérêts. Leur politique révèle, en ce début de siècle son vrai visage.
Souvenons nous du vieux slogan des années 70-80 "Vivre et Travailler au Pays". Qu'en est-il aujourd'hui ? Si les jeunes veulent exercer un travail pérenne, ils n'ont d'autre solution que de s'expatrier aux quatre coins de la France, à Paris, voire d'aller vivre à l'étranger.
Ceux qui font le choix de rester doivent se contenter d'emplois précaires. La France est sinistrée industriellement, Uzès et le Gard le sont beaucoup plus qu'ailleurs !
Résultat : excepté le B.T.P, c'est le désert industriel. En dehors des 2 ou 3 mois saisonniers, les jeunes doivent se contenter d'expédients et de moins de 400 € de RMI.
Contrairement à Montpellier, métropole régionale qui est l'arbre qui cache la forêt, Uzès paye très cher cette politique du tout tourisme. Le tourisme ne devrait être qu'un apport et non une mono-activité. Pensons à ce qu'il adviendrait si Haribo-Zan venait à se délocaliser en Espagne ou ailleurs (40 emplois sont menacés à ce jour) et si l'hôpital du Mas Careiron venait à supprimer de nombreux emplois ?
La DDE, EDF-GDF fonctionnent au ralenti et sont sur le point de fermer ; la Poste réduit au maximum ses effectifs, les services fiscaux fusionnent et suppriment des emplois, éducation nationale, hôpital local… (un fonctionnaire sur deux qui part en retraite n'est pas remplacé).
Serait-ce les emplois de services, non créateurs de richesses, qui devraient sauver l'économie de la cité. Il est fort probable que certains privilégiés, rentiers et oisifs, autochtones ou venus d'ailleurs, se satisfont d'une telle situation et estiment qu'Uzès est un paradis sur terre. GALZIN, MATHON, PETAVIT, FIGUIERE, LES EDITIONS DE LA CAPITELLE, et bien d'autres, ont fermé et ne sont plus en mesure de déranger leur tranquillité.
M. CHAPON et ses partisans n'ont rien fait depuis 1983 pour enrayer cette désaffection et la diversification industrielle. Il est grand temps pour nous d'inverser la vapeur et de changer le cours des choses. La déchéance n'est pas inéluctable.
Notre Municipalité, gérée réellement à gauche, aura comme première priorité de créer un tissu économique autre que celui basé sur le tourisme.
· Aider à la création et/ou l'installation d'entreprises créatrices de richesses et d'emplois
· Lutter contre la spéculation immobilière et relancer le logement social (20% minimum) avec droit de préemption sur tous les terrains constructibles de la commune
· Exiger des entreprises de services publics et de l'administration le maintien et le développement des sites de proximité
· Reconsidérer l'aide publique municipale aux entreprises qui n'investissent pas et ne créent pas d'emplois, avec obligation de remboursement en cas de non respect de ces règles.
· Reprendre la gestion directe des activités municipales et remettre en cause la sous-traitance.
En résumé, tout faire pour ne pas laisser agir librement tous ceux qui n'ont qu'une ambition : dégager le maximum de profits sur le dos de ceux qui travaillent et sur les contribuables uzétiens.