Ils continueront obstinément à lutter contre les bas salaires, les petites retraites, les atteintes à la sécurité sociale, l’insécurité sociale, l’exploitation des jeunes et vous appellent à les rejoindre dans ce combat.
Marie Ange Vinhas
Le double langage de Monsieur Roubaud
Au lycée Gide, alors que les effectifs prévus pour l’année prochaine restent constants, le Rectorat de Montpellier veut supprimer plusieurs postes d’enseignants et des classes, notamment la dixième classe de seconde obtenue il y a deux ans.
Cette décision unilatérale heurte les enseignants, les élèves et les parents d’élèves ; elle met en cause la qualité d’enseignement et les résultats encourageants obtenus par cet établissement.
Au niveau des collèges publics d’Uzès, il en va de même avec une diminution des moyens humains mis à la disposition de ces établissements.
Dans le Républicain Du 22 février, M Roubaud affirme que ‘‘lorsqu’il y a des suppressions de postes, c’est qu’il y a des baisses d’effectifs’’.
M. le Député UMP du Gard Rhodanien a voté des deux mains le budget de l’Education Nationale qui prévoit de supprimer plus de 6700 emplois d’enseignants et 2130 emplois de stagiaires dans l’Education Nationale. Cette saignée de postes ne s’appuie pas sur des raisons objectives (baisse d’effectifs par exemple) mais par une logique libérale de réductions des dépenses publiques. Dans toute la France, des centaines de lycées et de collèges sont touchés comme dans notre ville.
Incapable de justifier cette politique sur le terrain, M Roubaud feint de s’étonner de ces suppressions et n’en doutant pas fera un courrier à M. le Recteur de l’Académie de Montpellier en demandant une faveur pour nos établissements.
Pour ma part, je pense que seule la mobilisation des enseignants, des parents d’élèves, des élèves et des citoyens peut mettre en échec la politique soutenue par M. Roubaud et M. Chapon.
Marie-ange VINHAS
Conseillère municipale d’Uzès
Tête de liste "UZES A GAUCHE"
La population laborieuse en paie le prix fort.
Pour la grande majorité de la population active, la règle est le chômage et la précarité : temps partiels imposés, petits boulots saisonniers, avec au bout d'une vie de travail, une retraite misérable.
Certains vous diront, c'est la crise ! Comment faire autrement ? Ils s'expriment, comme si la désindustrialisation de notre pays, de notre région, de notre ville, n'obéissait pas à la logique libérale de gestion de l'économie. Comme si cela avait un caractère inéluctable, au même titre que les catastrophes naturelles.
Ce sont les mêmes qui, dirigeants de notre pays depuis des décennies appliquent consciencieusement la politique de sabordage de tout ce qu'ils considèrent comme non rentable, ou qui ne maintient pas le taux de profit de leurs actionnaires.
Les mêmes qui ont imposé, dès 1964, à notre région, le tout tourisme ! Aujourd'hui nous sommes victimes de leurs intérêts. Leur politique révèle, en ce début de siècle son vrai visage.
Souvenons nous du vieux slogan des années 70-80 "Vivre et Travailler au Pays". Qu'en est-il aujourd'hui ? Si les jeunes veulent exercer un travail pérenne, ils n'ont d'autre solution que de s'expatrier aux quatre coins de la France, à Paris, voire d'aller vivre à l'étranger.
Ceux qui font le choix de rester doivent se contenter d'emplois précaires. La France est sinistrée industriellement, Uzès et le Gard le sont beaucoup plus qu'ailleurs !
Résultat : excepté le B.T.P, c'est le désert industriel. En dehors des 2 ou 3 mois saisonniers, les jeunes doivent se contenter d'expédients et de moins de 400 € de RMI.
Contrairement à Montpellier, métropole régionale qui est l'arbre qui cache la forêt, Uzès paye très cher cette politique du tout tourisme. Le tourisme ne devrait être qu'un apport et non une mono-activité. Pensons à ce qu'il adviendrait si Haribo-Zan venait à se délocaliser en Espagne ou ailleurs (40 emplois sont menacés à ce jour) et si l'hôpital du Mas Careiron venait à supprimer de nombreux emplois ?
La DDE, EDF-GDF fonctionnent au ralenti et sont sur le point de fermer ; la Poste réduit au maximum ses effectifs, les services fiscaux fusionnent et suppriment des emplois, éducation nationale, hôpital local… (un fonctionnaire sur deux qui part en retraite n'est pas remplacé).
Serait-ce les emplois de services, non créateurs de richesses, qui devraient sauver l'économie de la cité. Il est fort probable que certains privilégiés, rentiers et oisifs, autochtones ou venus d'ailleurs, se satisfont d'une telle situation et estiment qu'Uzès est un paradis sur terre. GALZIN, MATHON, PETAVIT, FIGUIERE, LES EDITIONS DE LA CAPITELLE, et bien d'autres, ont fermé et ne sont plus en mesure de déranger leur tranquillité.
M. CHAPON et ses partisans n'ont rien fait depuis 1983 pour enrayer cette désaffection et la diversification industrielle. Il est grand temps pour nous d'inverser la vapeur et de changer le cours des choses. La déchéance n'est pas inéluctable.
Notre Municipalité, gérée réellement à gauche, aura comme première priorité de créer un tissu économique autre que celui basé sur le tourisme.
· Aider à la création et/ou l'installation d'entreprises créatrices de richesses et d'emplois
· Lutter contre la spéculation immobilière et relancer le logement social (20% minimum) avec droit de préemption sur tous les terrains constructibles de la commune
· Exiger des entreprises de services publics et de l'administration le maintien et le développement des sites de proximité
· Reconsidérer l'aide publique municipale aux entreprises qui n'investissent pas et ne créent pas d'emplois, avec obligation de remboursement en cas de non respect de ces règles.
· Reprendre la gestion directe des activités municipales et remettre en cause la sous-traitance.
En résumé, tout faire pour ne pas laisser agir librement tous ceux qui n'ont qu'une ambition : dégager le maximum de profits sur le dos de ceux qui travaillent et sur les contribuables uzétiens.
Jeunesse : Droit de cité dans la Cité
Uzès est belle et il y fait bon vivre. Certes, mais est-ce vrai pour la jeunesse ? (par jeunesse, s’entend, pré-ados, ados et jeunes adultes). Il semble qu’il y ait encore beaucoup à faire pour que la jeunesse puisse pleinement s’épanouir dans notre ville.
Du point de vue scolaire, Uzès est bien dotée avec trois collèges, deux lycées et la Maison Familiale et Rurale mais pour les non-scolarisés, peu de solutions.
Du point de vue du tissu associatif, là encore notre ville est riche mais l’accès aux activités sportives, artistiques, culturelles ne semble pas si aisé.
Du point de vue des espaces de rencontres, de convivialité, de vie tout simplement, force est de constater qu’ils sont nettement insuffisants.
Uzès se doit d’être ambitieuse pour sa jeunesse.
Pour ce faire, il faut commencer par demander aux jeunes d’exprimer leur ressenti, leurs difficultés, leurs besoins et pour cela, quoi de plus simple que d’appeler à contribution les professionnels de l’animation jeunesse en leur proposant d’organiser, en quelque sorte, des « Assises de la Jeunesse ». A partir de cet état des lieux, nous pourrons construire, avec tous les interlocuteurs, un plan municipal pour la jeunesse.
Uzès à Gauche souhaite que l’ancienne fonderie devienne le lieu des jeunes en y faisant les rénovations et aménagements adéquats pour que les locaux deviennent fonctionnels, conviviaux et surtout adaptés aux utilisateurs. La Fonderie centralisera tout ce qui a trait à la jeunesse : accueil, information, conseils, formation, débats, mais aussi activités culturelles et de loisir en rassemblant en son sein la Maison des Jeunes et de la Culture, le Service Animation Jeunesse, la permanence de la Mission Locale d’Insertion et bien sûr les associations de jeunes… La Fonderie deviendra le cœur de la vie juvénile uzétienne.
Un autre souhait d’Uzès à Gauche est que les jeunes puissent se croiser, se rencontrer sans pour autant causer de gêne ou se mettre en danger. Pour cela, il pourrait être envisager de restructurer le niveau extérieur du parking Gide en laissant la sortie des véhicules mais en supprimant le stationnement et en le réaménageant en espace de verdure et de convivialité (ce qui permettrait également de revitaliser le quartier).
Ces quelques propositions sont soumises à réflexion, à discussion.
Uzès à gauche soutiendra et accompagnera les initiatives déjà prises par les professionnels de la jeunesse et, porteuse de la parole des jeunes, initiera une réelle politique municipale de la jeunesse.
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